Une escroquerie de 40.000 euros a été déjouée

La méthode était bien ficelée, une arnaque sur le site Internet Le Bon Coin aurait, sans la ténacité et la rapidité des gendarmes, pu faire gagner la modeste somme de 40 000 € à un escroc de 35 ans, domicilié en région parisienne.

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Les faits se déroulent le samedi 8 septembre, une annonce est postée sur le site Internet : une Peugeot 208 est à vendre, à un prix défiant toute concurrence. Trois personnes contactent le vendeur, dont un habitant d’Essigny-le-Grand. La discussion téléphonique s’engage, aux trois acheteurs potentiels, le vendeur demande des garanties et notamment le numéro du chèque bancaire ainsi que les coordonnées de la banque. Il exige aussi que soit scanné le chèque et qu’il lui soit envoyé par mail.

En possession de ces éléments, il prend contact avec les banques afin de s’assurer que ces chèques sont approvisionnés, réponse affirmative des banquiers. Ensuite, il se met alors en rapport avec trois vrais vendeurs de Peugeot 208 et donne les numéros des chèques certifiés crédibles par la banque, prenant l’identité des acheteurs qui s’étaient manifestés à lui.
Après, grâce à un logiciel de retouche, il modifie les noms et sommes des chèques. Nous sommes toujours dans la journée de samedi.

Le Parisien fait trois victimes axonaises

Le faux vendeur devient alors acheteur. Il fait affaire avec les trois vrais vendeurs de Peugeot 208 qu’il a contacté un peu plus tôt. Ils sont d’Essigny-le-Grand pour deux, le dernier est de Soissons. Vraie voiture contre faux chèque en somme.

Quelques jours plus tard, l’un des vendeurs domiciliés à Essigny-le-Grand est averti par sa banque qu’il s’agissait d’un chèque falsifié.

Les gendarmes de la communauté de brigades de Ribemont ouvrent une enquête. Ils sont secondés par leurs collègues de la brigade de recherches.

En quelques jours, les investigations des gendarmes permettent d’identifier l’escroc et de le localiser. Une perquisition à son domicile est organisée. Les trois voitures sont retrouvées stationnées sur des parkings, dans le 77 et le 78.

Elles ont pu être rendues à leurs légitimes propriétaires. L’auteur de cette escroquerie a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue, il devra répondre prochainement de ses actes devant la justice.